Une ligne aux allures d’énigme

Le centre d'exploitation de Vitry-sur-Seine est un espace de maintenance des trains longeant les voies ferrées. Marc Barani et Stéphane Thidet ont donc pris le parti de s'approprier le répertoire de l'architecture industrielle. Le premier, en concevant un bâtiment en brique avec des sheds, le second, en imaginant une œuvre qui dévoile les activités du lieu.

Le centre est un objet très industriel qui pose la question de la lecture de l’industriel dans la cité, donc de la place du travail dans la ville. Vitry a un passé industriel fort, mais, aujourd’hui, il n’y a plus de contact entre les univers du travail et de la résidence. On insiste toujours sur les ruptures, mais ce qui m’intéresse, ce sont les continuités, cette balance entre ce qui est nouveau et ce qui perdure.
Marc Barani, lors d'un entretien à retrouver : ICI

Le site étant inaccessible au public, Stéphane Thidet a décidé de se brancher, littéralement, dessus. L'installation consiste en un immense filament partant du bâtiment pour se poser sur un poteau et finir par enlacer, en boucles, un deuxième.
« C'est une ligne à l'aspect non terminé, comme en attente, comme des points de suspension » dit-il. Le filament sera illuminé la nuit par l'énergie récupérée lors de l'arrêt des trains. Un geste artistique monumental, incongru et féérique, qui participe à l'insertion de ce centre d'exploitation dans la ville.


Titre : Le bout du bout

Matériaux : mâts en fibre de carbone et câble lumineux en textiles techniques

Dimensions indicatives : Mâts de 28 m et 38 m, 60 cm de diamètre - Câble de 280m de long, diamètre entre 20 et 30 cm