Le projet

ALICE

Gare Fort d’Issy — Vanves — Clamart

En dialogue avec l'architecte Philippe Gazeau, concepteur de la gare Fort d'Issy-Vanves-Clamart, le collectif danois SUPERFLEX conçoit des œuvres à l'échelle du chantier jusqu'à l'ouverture de la gare et sollicite la participation des habitants afin que chacun d'entre eux soit partie prenante de son futur cadre de vie.

Le 4 juin 2016 à KM1, l'œuvre in situ a commencé à se déployer et constitue le premier tandem artiste / architecte.

Le projet ALICE part d'une découverte : des dessins réalisés par une fillette de six ans, Alice, sur les murs d'une maison abandonnée rue du Clos Montholon à Clamart. Sa famille avait quitté les lieux pour permettre la construction de la nouvelle gare du Grand Paris Express. Touché par cette rencontre, SUPERFLEX décide de s'inspirer du conte d'Alice au Pays des Merveilles comme passerelle vers l'imaginaire pour accompagner la transformation du passé, vers le présent et le futur.

Le début de la construction du métro parisien et l'écriture du livre par Lewis Caroll au 19ème siècle coïncident dans le temps. SUPERFLEX rapproche ces deux contextes et propose un hommage à Alice et à la jeunesse qui va contribuer au futur du Grand Paris de façon concrète.

Parmi les premiers dispositifs artistiques visibles figure la passerelle bleue monumentale récemment installée pour permettre un nouvel accès le temps du chantier aux quais de la gare SNCF. Les artistes SUPERFLEX ont demandé à la petite Alice de choisir la couleur et le nom de la passerelle qui enjambera les voies SNCF. Ella a choisi le bleu, sa couleur préférée. L'installation de la passerelle est aujourd'hui achevée et sera inaugurée en juin 2017. Pour le sol autour du chantier de la future gare, SUPERFLEX s'est inspiré des motifs du carrelage de son ancienne maison. De même, le lapin qu'Alice avait dessiné avant de quitter sa maison se glissera aux quatre coins des villes comme un guide traçant le chemin jusqu'à la future gare.

Tout au long de la phase de construction, SUPERFLEX pilotera des ateliers de collecte, avec comme objectif l'élaboration d'une banque de mémoire d'objets. Ces objets formeront, plus tard, le matériau pour un sol granito. Le sol apparaîtra alors comme un composte archéologique et une mosaïque des vies qui constitue le quartier. C'est de là que l'histoire a commencé et c'est ici que les générations futures marcheront. Un pavillon incarne un lieu de mémoire du quartier qui réunira passé, présent et futur, destiné à être un lieu d'échanges accueillant les publics, habitants, artistes… Sur les palissades, des œuvres offrent de nouvelles perspectives sur le chantier en projetant les spectateurs dans un nouvel imaginaire.

Le tandem

SUPERFLEX & Philippe Gazeau (Philippe Gazeau Architecte)